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Accouchement sous X... ou sous Y ?

Les scandales épisodiques concernant les spectacles tendancieux, les intrusions du Planning familial et autres manifestations d’apostasie dans les écoles catholiques sous contrat ne sont que les symptômes éruptifs d’un mal chronique. Qui est double. En surface, sujétion à des programmes incompatibles avec la foi catholiques. En profondeur, pénétration par des réseaux carriéristes dont le but véritable n’est pas toujours apparent. Illustration dans le diocèse de Rodez.

2 Côté face : devinez qui je suis

Je ne dirais pas, comme le fait Boulevard Voltaire, que l’affaire de la pièce X, Y et moi ? concerne « le diocèse » de Rodez. Elle concerne la direction dite diocésaine.

Or, malgré son nom, cette direction n’est diocésaine ni en droit, puisque l’instruction n’est pas une prérogative de l’évêque ; ni en fait, puisque son directeur, quoique nommé par l’évêque (auquel il n’est lié ni par vœu ni par contrat), a pour « principal interlocuteur » (selon le « statut de l’enseignement catholique ») le secrétaire général.

Celui de Rodez est une vieille connaissance : M. Bauquis. Obsédé par un « aménagement du territoire » qui n’entre pas dans ses attributions (mais donne lieu à d’intéressantes opérations immobilières et répond opportunément aux désirs du rectorat), il justifie son action en affirmant que l’école sous contrat est « dans le service public ».

Il n’a pas tort, hélas ! L’existence de l’enseignement sous contrat n’est qu’une tolérance, accordée en fonction de « besoins reconnus » par le ministère. Et non un droit exercé selon des critères clairs, fixes et objectifs.

Loin de lutter pour leur indépendance et leur différence, le secrétariat général a adopté de longue date une politique de soumission servile à toutes les réformes (mathématiques modernes, méthode globale, mixité, éducation sexuelle, collège unique, etc.). Cette évolution a été orchestrée par ceux qui on rédigé le fantasmagorique « statut » de l’enseignement catholique et tricoté l’organisation opaque qui, sous couvert de « collégialité », organise l’enfumage des gens de bonne foi et la colonisation du système par des réseaux carriéristes.

L’affaire de la pièce X, Y et moi illustre ce double impératif : complaire au ministère (le bailleur de fonds) sans froisser les parents (les clients). Paraître conforme à l’esprit catholique, c’est une simple question de logomachie, art dans lequel M. Balmand et ses disciples sont passés maîtres.

Boulevard Voltaire dit que la direction diocésaine s’est « inclinée bien bas » devant la troupe et la mouvance à laquelle elle appartient. En fait, elle est prête à s’incliner devant n’importe quoi, tant que cela ne froisse ni l’écrasante majorité des parents qui sont indifférents à la foi catholique, ni la minorité qui s’en soucie encore. Et tant que cela ne contredit pas les volontés et les lubies du ministère.

Mais quand des parents se plaignent, il y a urgence. Il n’est plus question de dialogue, d’attention aux parents (que l’Apel non confessionnel n’a pas plus soutenu ici qu’ailleurs), ni de collégialité. Tout ce qui compte, c’est d’éviter que s’instaure « un climat de défiance auprès de nombreuses familles ». On veut bien malmener les écoles, les fermer à sa guise au gré de diverses opérations immobilières, mais il faut quand même avoir l’air un peu catholique (pas trop). La défiance, c’est mauvais pour le commerce.

Ainsi, après avoir laissé une commission valider ce spectacle, M. Bauquis a interdit aux écoles d’y assister, au moins jusqu’au 1er décembre. Le temps d’examiner si, oui ou non, il était convenable d’y assister. Or, l’offre de la troupe de donner une représentation gratuite à cet effet a été déclinée. Examiner, avec scrupule et loyauté, si cette pièce offense ou non la foi et la morale catholiques, telle était pourtant la seule compétence du directeur diocésain, puisque c’est la seule compétence en la matière de l’évêque qui l’a nommé. Mais aucune preuve n’a été apportée, ni même cherchée. Et l’avis de l’évêque sur ce point demeure inconnu.

L’interdiction de M. Bauquis prouve que l’écheveau impénétrable des instances « collégiales » dissimule le pouvoir autocratique d’un homme qui prend ses ordres auprès du secrétariat général et des réseaux auxquels il appartient. Si la commission a eu tort d’autoriser la pièce, c’est qu’elle fait mal son travail. Si elle a eu raison, c’est que M. Bauquis abuse de son pouvoir. Dans les deux cas, l’organisation même qui prétend régenter les établissements est mise en cause.

Le plus piquant est qu’en dépit de cette interdiction, le collège Saint-Joseph a finalement manifesté l’intention d’y emmener quand même les élèves. Curieux, car c’est justement le directeur de ce collège, M. Puech, qui avait donné l’alarme… Mais qui est M. Puech ? C’est un ancien directeur diocésain. Tiens, tiens, comme c’est intéressant ! Voici comment il explique son revirement : « J’ai été manipulé. »

Mais qui manipule qui ? C’est ce qui reste à découvrir.

Lien permanent Catégories : Bauquis (Claude), Direction diocésaine 4 commentaires Imprimer

Commentaires

  • Je suis parfaitement en accord avec votre prose... Monsieur Pierre Puech a toujours réponse à tout... Quand ça ne va pas l'explication est systématiquement la victimisation par "Manipulation", et votre question est pertinente car Claude Bauquis réagit exactement de la même manière. Celles et ceux qui le connaissent et se taisent comprendront...

  • Cet article depeint ,en effet la vision de plus en plus précise dont nous sommes témoins,nous,parents,du fonctionnement de l' enseignement catholique de certains établissements...ou est le sérieux?le pourquoi de notre choix de celui_ci pour nos enfants est til toujours d' actualité ? Pas sur..comment être serein pour nos chères tête blondes avec tant de manigances et d'opacité... Avant de trancher sur un sujet,faudrait il savoir de quoi on parle...??on en retiendra,comme a l'accoutumée que le silence est d'or...

  • Effectivement le silence est d'or mais visiblement pas en toutes circonstances et surtout pas lorsqu'il s'agit de défendre des choix douteux et suspects.
    Mentir est d'une grande facilité et illustre la faiblesse de l'argumentation.
    Le mensonge n'est pas d'or !

  • Effectivement le silence est d'or mais visiblement pas en toutes circonstances et surtout pas lorsqu'il s'agit de défendre des choix douteux et suspects.
    Mentir est d'une grande facilité et illustre la faiblesse de l'argumentation.
    Le mensonge n'est pas d'or !

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